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Exposition du 9 au 26 septembre
Diplômé d’un BTS en design graphique à Blois, puis d’un un Master en direction artistique à Lyon, William Simon alias Will 10ing (design), se plonge avec passion, depuis maintenant 10 ans, dans le monde du graffiti.
C’est en effet dans les dédales urbains et tout particulièrement dans les rues lyonnaises, sa ville de coeur, que son parcours artistique et professionnel s’enracine.
Son métier d’illustrateur freelance, lui permet de fusionner cette passion avec mon art en explorant une vision dystopique de la ville où les couleurs explosent dans un tourbillon de rêve et de provocation.
Refusant les vides, les compositions de Will 10ing captivent par leur richesse et leur détail, invitant à une évasion sensorielle. Animé par le désir d’explorer davantage, il cherche également à rejoindre un collectif pour partager et développer sa voix artistique.
Médium : Acrylique, Aérosol
Technique : Peinture, Fresque, Digital
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Ses œuvres remplies d’accumulation de formes, de mots et de sens, tout en représentant ses petits oiseaux chargés d’histoire.


Will 10ing, “Omar m’a cuit”, acrylique sur bois, 2025.
Cette année, j’ai choisi de peindre un homard à l’acrylique… mais pas n’importe comment. L’œuvre est réalisée sur une planche en bois, un clin d’œil volontaire aux planches à découper de cuisine, espace sacrificiel de nombreux crustacés. J’ai voulu inverser la scène et proposer une lecture à la fois absurde, provocante et symbolique.
La peinture, entièrement réalisée dans un style cartoon, adopte un ton volontairement léger en apparence. Couleurs vives, contours marqués et expressions exagérées contrastent avec la scène qu’elle représente : un homard, toque de chef sur la tête et sourire sadique au bec, fait cuire un humain dans une grande marmite. Son air diabolique et son sourire revanchard incarnent un renversement des rapports de force. C’est désormais le crustacé qui domine, qui cuisine, qui se venge.
Chacun comprendra la référence à «Omar m’a tuer», devenue emblématique dans l’imaginaire collectif français. Ce jeu de mots noir et absurde, qui renforce l’ironie de la scène. Cette référence détourne un fait divers tragique pour nourrir une critique symbolique : celle de la violence banalisée, de l’inversion des rôles entre bourreau et victime, et de la frontière floue entre justice, vengeance et domination.
Avec cette œuvre, j’ai voulu faire sourire autant que faire réfléchir, en mêlant esthétique pop, humour noir et détournement narratif. Le cartoon devient alors un outil pour parler de choses un peu plus profondes mais jamais sans se prendre trop au sérieux.